On me pose souvent la question de l’encrage ; comment bien
choisir ses outils pour encrer.
En effet, pour tout (apprenti) dessinateur se pose à un moment ou un autre la question de trouver
« Le » bon outil qui permettra d’encrer tout en conservant le dynamisme du crayonné.
A fortiori maintenant, avec l’apparition d’une série de nouveaux outils qui viennent complexifier l’eternel dilemme du pinceau ou de la plume ?
Je vais donc laisser de coté ces deux classiques de l’encrage pour m’attarder aux nouveaux venus :
Le marqueur pinceau :
Il offre la souplesse du pinceau et l’autonomie d’un marqueur ; ce qui évite
de devoir le rechargé toute les deux minutes. Parfait pour les pleins et les déliés, la calligraphie ainsi
que les grosses masses de noir, il pêche par contre au niveau des détails et c on v ient mieux pour un travail sur les masses que pour un travail de précision. Je l’utilise
d’aille urs relativement peu et principalement pour des aplats noirs mais pour un travail dans la lignée des
Comès, Munoz ou Risso je le conseille.
Nb : il existe différente sorte de marqueur pinceau mais dans l’ensemble le principe est le même : se rapprocher de la souplesse du pinceau tout en restant plus autonome.
Mitsubishi :
Avec une pointe plus rigide et épaisse que le Kuretake, il offre moins de variation de trait mais du coup un trait plus régulier et assez épais. Parfait pour donner de l’épaisseur et une régularité au trait, c’est un bon alliage avec le Kuretake pour souligner certaine partie du dessin.
Evidement plus on s’éloigne du marqueur pinceau plus on se rapproche des pointe dur et précise (et donc des avantages de la plume) et moins on a de variation du trait.
Faber castell propose une série de marqueur qui va au-delà des tailles habituelles des Artlines : S, F et M. Mais personnellement je ne suis pas fan, trop rigide et il faut vraiment les maltraité pour avoir un trait intéressant.
Artline
Pour tout ce qui est petit détails, décors, ligne droites, phylactère, etc. le mieux reste les artlines. Pointes rigides, variation de tailles selon les besoins, il y a moyen de bien s’amuser. Etant plutôt fan d’un trait plus souple je les garde pour les détails mais beaucoup de dessinateur utilisent les artlines avec brio.
Pour ma part je conseillerais les Faber Castell qui ont l’avantage non négligeable de résister au gommage !
Tout dépend de ce que l’on veut, recherchant la souplesse dans mon encrage j’ai essayé de trouver un outil qui me permet d’allier souplesse et précision (Kuretake) mais cela doit correspondre à son propre style.
Après avoir les bons outils ne suffit pas, il faut aussi savoir les utiliser ! Je n’ai pas la prétention d’apprendre à encrer mais ils existent de très bons bouquins là-dessus. Si je ne doit en cité qu’un je citerais Encrage de comics (Martin et Rude chez Eyrolles) parce que d’une part c’est le seul que j’ai chez moi et d’autre part qu’il est vraiment bien foutus et que l’exemple des comics restent une bonne références. Mais je conseillerai plutôt d’observer ce qui se fait et de l’analyser ça reste encore le meilleur moyen de progresser.











